résumé complet du tome sept

Le livre commence avec une réunion de Mangemorts dans la maison de Lucius Malfoy, à laquelle assistent Rogue ainsi qu'un fonctionnaire du ministère nommé Yaxley. Cette réunion a pour but d'informer Voldemort de la date à laquelle Harry Potter doit quitter définitivement la maison des Dursleys. Voldemort projette de tuer Harry lors de son transfert vers un lieu plus sûr, avant que Harry n'atteigne l'âge de 17 ans, âge qui mettra fin au charme de protection dont il bénéficie en habitant chez sa tante et son oncle, les Dursleys.

Après que les Dursleys aient été escortés dans un lieu sûr par des magiciens (et que Dudley ait
exprimé son respect à un Harry plutôt surpris), plusieurs membres de l'Ordre du phénix se rendent au 4 Privet Drive pour emmener Harry en lieu sûr avant qu'il ait atteint sa majorité – perdant ainsi la protection dont il bénéficiait en habitant chez les Dursley. Le plan consiste à donner à six membres de l'ordre (Mundungus Fletcher, Ron, Hermione, Fleur, Fred et George) l'apparence de Harry grâce à une potion de polynectar et à faire escorter chacun d'entre eux par un membre plus expérimenté. Tous devront conduire leur "Harry" dans un lieu sûr et différent pour chaque groupe où un portoloin leur permettra de se rendre au Terrier (la demeure des Weasley). Cependant, l'heure du transfert étant connue de Voldemort grâce aux informations de Rogue, des Mangemorts s'attaquent aux différents groupes dès leur départ. Pendant la bataille qui s'ensuit, George Weasley perd une oreille à cause de Rogue qui lui jette un sort de Sectumsempra, Hedwige, la chouette de Harry est tuée par un Avada Kadavra qui visait Harry et Alastor Maugrey, dit Fol-¼il, est tué par Voldemort. Harry se trahit en jetant un "Expelliarmus" à Stan Rocade, ce qui permet de l'identifier de façon certaine et Voldemort (qui sait voler) se lance à sa poursuite. Après une course folle, Harry, escorté par Hagrid, atteint la maison des parents de Tonks, où Voldemort ne peut les suivre grâce aux protections dont l'habitation a fait l'objet. De là, ils rejoignent les autres au Terrier grâce au portoloin mis en place à cet effet.

Quelques jours plus tard, le ministre de la Magie, Rufus Scrimgeour, arrive au Terrier pour donner à Harry, Ron Weasley, et Hermione Granger les legs que Dumbledore leur a
réservés - Ron reçoit l'Éteignoir de Dumbledore, avec la puissance de capturer les lumières ; Hermione reçoit Les contes de Beedle le Barde, un livre d'histoires pour enfants écrites en runes antiques ; Harry hérite de l'épée de Godric Gryffondor et du Vif d'or qu'il avait attrapé lors de son premier match de Quidditch. Le ministère refuse de donner l'épée, après avoir examiné tous les objets, prétendant que celle-ci n'avait jamais appartenu à Dumbledore en premier lieu. Les trois jeunes sorciers tentent de découvrir pourquoi ils ont reçu ces objets de la part de Dumbledore, mais sans succès.

A la fin de la réception d
e mariage de Bill Weasley et de Fleur Delacour, on apprend que Voldemort a pris de force le Ministère de la Magie et a tué le ministre. L'attaque de Mangemorts étant imminente, Harry, Ron et Hermione se sauvent du mariage, se retrouvant d'abord dans un café moldu à Londres, sur Tottenham Court Road, puis au 12 Square Grimmaurd, lieu qui était autrefois le quartier général de l'Ordre du Phénix, et qui appartient à Harry maintenant. Le trio réalise alors que R. A. B. était (bien) Regulus Black, le frère de Sirius Black et celui qui avait, avec l'aide de Kreatur, échangé la vraie médaille de Serpentard par un faux dans la grotte (cf. Livre 6), mourant lors de son échange, en buvant la potion, comme Dumbledore. Kreatur, l'elfe de maison de la famille Black les informe alors que Mundungus Fletcher a volé la vraie médaille. Fletcher, attrapé par Kreatur sur les ordres de Harry, indique à contrec½ur que c'est Dolores Ombrage qui la lui a prise et la garde maintenant au Ministère de la Magie. Remus Lupin rend visite aux trois sorciers, offrant son aide pour leurs recherches. Lors de la discussion, il avoue avoir laissé son épouse enceinte seule. Harry, furieux d'apprendre cela, le chasse méchamment de la maison, malgré les remarques de Ron et Hermione, tant il désapprouve le fait que des parents puissent abandonner leurs enfants.

La recherche des Horcruxes
Après un mois d'espionnage et de recherche sur le ministère de la Magie, Harry, Ron et Hermione
tentent de l'infiltrer et de pénétrer dans le bureau de Dolores Ombrage pour lui reprendre la médaille de Serpentard, un des Horcruxes découvert par Dumbledore. Ils utilisent pour cela, à nouveau le polynectar. Ils retrouvent par la suite Ombrage alors qu'elle interroge des sorciers nés de parents moldus. Ils réussissent à récupérer l'Horcrux et la frappent lors de leur opération, libérant en même temps un certain nombre de magiciens et de sorcières qui étaient interrogés par Ombrage sur leur naissance et leur famille. Cependant, la cachette du trio au 12 square Grimmaurd est découverte lors de leur retour après les événements au ministère. Ils sont donc forcés de se sauver et de se cacher à la campagne.

Après plusieurs mois d'escapades et de caches, ils surprennent une conversation entre plusieurs proscrits indiquant que le
ministère possède uniquement une reproduction de l'épée de Gryffondor ; l'endroit où se trouve la vraie épée étant complètement inconnu. Harry interroge alors le portrait de Phineas Nigellus, ancien directeur de Poudlard qu'Hermione avait emporté avec eux depuis leur fuite du 12 Square Grimmaurd, et découvre que Dumbledore avait utilisé l'épée pour détruire un des Horcruxes. N'ayant pas réussi à détruire la médaille de Serpentard, Harry suggère d'essayer de localiser la véritable épée. Ron, qui râle souvent (notamment à cause de l'influence néfaste du médaillon de Serpentard qu'il portait autour du cou), estime que c'est une recherche injustifiée, et, suite à une dernière dispute, quitte le groupe). Harry et Hermione, seuls maintenant (au grand malheur d'Hermione, qui pleure Ron chaque nuit), décident d'aller à Godric's Hollow en espérant que Dumbledore ait pu laisser l'épée la-bas.

Arrivés à Godric's Hollow, Harry et Hermione visitent le cimetière en espérant trouver des indices. Ils découvrent la tombe des parents d'Harry, ainsi q
ue celle de la mère et la s½ur d'Albus Dumbledore. Ils rencontrent Bathilda Bagshot, une vieille amie de famille de Dumbledore qui a écrit L'Histoire de la Magie. Pensant que Dumbledore avait pu lui confier l'épée, ils la suivent dans sa maison. Malheureusement, Bagshot a été assassinée et son corps est alors habité par Nagini, le serpent de Voldemort. Après une bataille contre le serpent, Harry et Hermione échappent de peu à Voldemort. Lors de la bataille dans la maison de Bathilda Bagshot, Hermione casse accidentellement la baguette magique de Harry en tentant d'envoyer un sort à Nagini, qui rebondit sur la baguette de phoenix.

Hermione et Harry sont donc obligés de se cacher à nouveau dans les forêts anglaises suite à cet épisode. Alors qu'ils sont en plein milieu d'une forêt, un Patronus en forme de biche apparaît tout pr
ès de leur campement. Le Patronus guide Harry jusqu'à la véritable épée de Godric Gryffondor, cachée dans un lac gelé de la forêt. Harry plonge pour récupérer l'épée, mais la médaille de Serpentard qu'Harry porte autour du coup essaie de l'étrangler. Ron revient au camp et sauve Harry de la noyade. Il réussit aussi à attraper l'épée de Gryffondor prise au fond du lac. Ron détruit le Horcrux avec l'épée alors que ses pires sentiments sont dévoilés lorsqu'Harry ouvre la médaille en utilisant le Fourchelang. Revenu au camp, Ron informe Harry et Hermione que c'est l'Éteignoir qui lui a montré le chemin pour revenir vers eux. Dans un premier temps, Hermione est en colère sur Ron, à cause de son abandon, mais elle change vite d'attitude et les trois amis sont de nouveau réunis dans leur quête. Elle a découvert la prochaine étape de leur périple : ils doivent aller parler à Xenophilius Lovegood, le père de leur amie Luna. Ils souhaitent en savoir plus sur la marque de Grindelwald, un symbole qui est apparu dans le livre que Dumbledore a légué à Hermione, et en plusieurs occasions pendant leur voyage, sur une tombe à Godric's Hollow ou au bout de la chaîne que M. Lovegood portait lors du mariage de Bill et Fleur, où Krum, se sentant provoqué par Xenophilius et son collier, indique à Harry le lien entre Grindelwald et ce triple symbole.

Les Reliques de la Mort
Harry, Hermione et Ron arrivent à la maison de M. Lovegood, qui leur apprend que le symbole e
st celui des Reliques de la mort, trois objets particulièrement puissants. Les trois objets sont : une baguette magique dite la Baguette de l'Ainé, une pierre dite Pierre de Résurrection, et une cape, la Cape d'Invisibilité. Harry suppose que la cape qu'il possède lui venant de son père est une des trois reliques. Ces trois objets ont été fabriqués par la Mort elle-même pour trois frères selon une des histoires pour enfants racontée dans le livre d'Hermione. Malheureusement, Xenophilius trahit les trois sorciers en les dénonçant au ministère, dans l'espoir que Luna, qui avait été tenue captive, soit libérée. Harry, Ron et Hermione parviennent à échapper aux Mangemorts à l'aide de la cape d'invisibilité de Harry. Harry pense alors qu'ils doivent rassembler les « Reliques de la mort », afin de défaire Voldemort.

Plus tard, alor
s qu'ils campent à nouveau dans les bois, ils parviennent à obtenir des nouvelles du ministère et du monde des sorciers grâce à une émission de radio "Potterwatch", la seule qui n'est pas contrôlée par Voldemort, et donc illégale. Leurs émissions sont animées par Lee Jordan, Kingsley Shackelbot, les jumeaux Weasley ou encore Remus Lupin (qui semble tout à fait avoir oublié sa dispute avec Harry). Un jour, Harry dit accidentellement le mot « Voldemort » - qui est devenu un tabou, et est devenu un moyen de tracer les gens qui pourraient le défier. Un groupe de brigands (snatchers) menés par Greyback apparaît soudainement autour d'eux, les attrapant tous les trois. Hermione lance un sort à Harry qui lui fait gonfler le visage, obscurcissant ses traits au point qu'il devient méconnaissable. Cependant, Ron et Hermione sont identifiés d'après une coupure de journaux. Après avoir reconnu la cicatrice de Harry et retrouvé ses lunettes (et l'épée de Gryffondor), les brigands réalisent qu'Harry Potter a enfin été retrouvé, l'Indésirable Numéro Un dont parlent tous les média et dont la capture est récompensée par la somme de 200 000 Gallions d'or. Les snatchers les emmènent au manoir des Malefoy – devenu, depuis la réunion avec Voldemort du premier chapitre, le quartier général des Mangemorts.

Dans le manoir des Malefoy, Harry et Ron sont emprisonnés dans un cachot, alors qu'Hermione est torturée par Bellatrix Lestrange. Dans son désespoir, Harry recherc
he de l'aide auprès de qui pourra l'aider et demande du secours en utilisant son miroir, dans lequel il aperçoit une nouvelle fois le regard de Dumbledore. Dobby apparaît et libère Dean Thomas ancien élève de Poudlard, Gripsec, un gobelin, M.Ollivander, le fabricant de baguette qui a disparu depuis plus d'un an, ainsi que Luna Lovegood et Ollivander (le marchand de baguettes magiques), qui avaient été emprisonnés aussi. Mais le bruit de l'apparition de Dobby alerte les Mangemorts qui sont juste au dessus des cachots. Ils envoient Peter Pettigrow pour contrôler ce qui se passe. Pettigrow hésite à tuer Harry, car il lui est redevable de sa propre vie à la fin du Prisonnier d'Azkaban. Puni à cause de sa trahison, Pettigrow est étranglé par sa propre main, faconnée par Voldemort, un an plus tôt dans le cimetière.

Harry prend la b
aguette magique de Peter et se précipite en haut, où il combat les Mangemorts jusqu'à ce que Dobby fasse tomber un lustre juste à côté d'où se trouve Bellatrix. Dans le chaos, Harry désarme Bellatrix puis Drago et s'empare de leur baguette, et, avec Ron, il libère Hermione et s'échappent avec Dobby. Ils transplanent chez Bill et Fleur dans leur maison au bord de la plage, la chaumière au coquillage. C'est grâce à l'aide de Dobby, que Bellatrix tue en lui lançant son couteau au moment où il quitte le Manoir, que Ron, Harry et Hermione, ainsi qu'auparavant Dean, Luna, M.Ollivander et Gripsec sont sauvés.

Seul, Harry creuse
à la pelle la tombe de Dobby et lui offre un enterrement entouré des amis présents. Il grave sur une petite pierre les mots suivants: « Ici repose Dobby, un Elfe libre ». Au cours des semaines qui suivent, Harry, Ron et Hermione complotent avec Gripsec pour pénétrer par effraction dans la chambre forte de la famille Lestrange, chez Gringotts. Gripsec accepte à condition que lui soit rendue l'épée de Gryffondor, créée par les Gobelins. Harry accepte après s'être concerté avec Ron et Hermione (car ils ont besoin de l'épée pour détruire les Hotrcruxes restants), cependant il ne précise pas quand exactement il rendra l'épée.

Gripsec, Harry, Ron, et Hermione arrivent à pénétrer dans la chambre forte des Lestrange (Hermione déguisée en Bellatrix et Harry utilisant le sort Imperius), mais constatent que le contenu de la chambre fort
e a subi un sort pour rendre tout objet brûlant pour celui qui le touche sans autorisation, et qu'il se multiplie aussi en même temps. Harry parvient à saisir la coupe d'Helga Poufsouffle, que Voldemort a transformé en Horcrux, avec l'épée de Gryffondor, en passant la pointe dans l'une des anses. Gripsec les trahit et saisit l'épée, laissant la tasse tomber à terre. Harry parvient à saisir la tasse, et ils arrivent à sortir en gravissant une montagne d'or toujours croissante du fait du sortilège (c'est toute cette scène qui est représentée sur la couverture de l'édition anglaise). Harry, Ron et Hermione s'échappent de Gringotts sur le dos d'un dragon aveugle, et après avoir volé un moment, sautent dans un lac et le laissent partir. Ils se retrouvent dans un lieu assez peu fréquenté, en montagne.

Voldemort réalise alors que Ha
rry et ses amis sont à la recherche de ses Horcruxes et qu'ils tentent de les détruire. Il n'ose pas croire que ses autres Horcruxes ont été découverts mais il part vérifier une à une ses cachettes et se rend compte que deux des Horcruxes ont déjà disparu. Il a indiqué accidentellement grâce au lien télépathique qui le lie à Harry où ils doivent aller trouver le dernier Horcrux : Poudlard.

Dans cette partie du livre
, on découvre beaucoup de la vie de Dumbledore, notamment à cause de Rita Skeeter qui écrit un livre sur sa vie. Dumbeldore est montré comme l'homme qu'il est, avec ses faiblesses et ses défauts. Harry commence à contrôler ses visions et le lien qui le lie à Voldemort. C'est grâce à ses visions qu'il apprend plusieurs informations sur les Horcruxes.

La Bataille de Poudlard
En arrivant à Pré-au-Lard, le trio est sau
vé des sentinelles Mangemorts par le barman de la Tête de Sanglier, Abelforth Dumbledore, frère de Albus. Abelforth explique que c'est lui qui a envoyé Dobby pour les sauver (d'où le regard dans le miroir, qu'Harry prenait pour celui d'Albus). Il ouvre alors un passage secret vers Poudlard grâce un portrait de sa soeur Ariana (tous les autrs sont surveillés par des Mangemorts). Neville Londubat vient le rejoindre et les informe rapidement de la situation catastrophique de Poudlard : Rogue est directeur et les mangemorts Carrows sont professeurs. Des élèves sont fréquemment puni par le sort Doloris. Harry sent que Voldemort est en chemin vers le château et prévient les directeurs des Maisons, les étudiants plus jeunes sont évacués ainsi que toute la maison Serpentard, alors que les plus âgés sont autorisés à rester pour combattre s'ils le souhaitent. Les anciens membres de l'Ordre du Phénix sont appelés pour venir aider à défendre l'école.

Harry apprend beaucoup de choses concernant le diadème de Rowena Serdaigle, le dernier des Hor
cruxes, sans compter Nagini, et réalise qu'il l'avait vu l'année précédente dans la Salle sur Demande. Au retour de Ron et Hermione de la Chambre des Secrets, où ils sont allés chercher les dents du Basilic afin de détruire l'Horcrux contenu dans la Coupe de Poufsouffle. Ron réalise alors qu'ils devraient aller faire sortir les elfes de maison des cuisines de Poudlard, pour les sauver, là dessus Hermione se jette sur lui en l'embrassant. Le trio se rend alors à la Salle sur Demande, où ils retrouvent Drago, Crabbe et Goyle. Crabbe utilise (mal) un sort de feu extrêmement puissant qui incendie le contenu de la salle. Harry et ses amis parviennent à s'échapper sur deux balais, récupérant le diadème et sauvant Malefoy et Goyle. Crabbe ne parvient pas à s'échapper et est tué par le feu qu'il avait libéré et qui a failli les tuer tous. Harry ne tient le diadème que peu de temps avant de le voir tomber en morceaux, détruit par l'incendie magique. C'était le dernier objet ayant appartenu aux fondateurs de Poudlard qui avait été transformé en Horcrux. Reste l'horcruxe Nagini.

Après avoir eu une autre vision au travers des yeux de Voldemort, Harry mène ses amis à la Cabane Hurlante. Là, ils assistent à la mort de Severus Rogue, tué par le serpent
Nagini sur ordre de Voldemort, car Rogue a tué Dumbledore, qui avait la baguette de l'Ainé, que Voldemort a reprise en ouvrant sa tombe, et dont il faut tuer le dernier possesseur pour la maîtriser pleinement. Mais elle ne réagit pas comme il le souhaiterait. Il réalise alors qu'il n'est pas le propriétaire des pouvoirs, même en ayant, donc, tué ("à regret") Rogue qui a pourtant tué Dumbledore. Rogue, qui est à l'agonie, donne des souvenirs à Harry qui les recueille dans une fiole. Dans un ultime effort, Rogue demande alors à Harry de le regarder, il contemple ses yeux verts (qui ressemblent tant aux yeux de Lily) et meurt quelques secondes plus tard.

Ensuite, de retour au château, désespéré par les morts de Rogue, Fred Weasley, Tonks, Lupin et d'autres, se précipite dans le bureau de Dumbledore pour utiliser la Pensine et d
écouvrir que Rogue était du côté de Dumbledore depuis le début, motivé par son amour éternel pour Lily Evans, la mère de Harry. Rogue et Lily se connaissaient depuis l'enfance et étaient amis, "meilleurs amis" même. Mais à la fin de leur scolarité à Poudlard, Rogue suit la voie des Mangemorts et Lily se détourne de lui. Quand il réalise que la prophétie qu'il a livrée à Voldemort vise le fils de Lily, il offre ses services à Dumbledore en échange de la protection de Lily. James et Lily se font quand même assassiner et Rogue promet de protéger Harry à tout moment, pour l'amour qu'il a pour Lily. C'était lui qui avait envoyé le Patronus en forme de biche, de même forme que celui de Lily, et qui avait guidé Harry jusqu'à l'épée de Gryffondor. On apprend aussi que c'est Dumbledore qui lui a demandé de le tuer car il était condamné à mourir rapidement à cause du maléfice de l'anneau qui lui avait brûlé la main dans le tome 6, et qu'ainsi il épargne Drago Malefoy de ce crime, que Voldemort lui avait demandé d'accomplir. Il permet également à Rogue de se montrer encore plus convaincant et donc de continuer à infiltrer les rangs de Voldemort et d'être nommé Directeur de Poudlard, pour protéger l'école et ses élèves. Dumbledore confie à Rogue qu'une partie de l'esprit de Voldemort est en Harry depuis le jour où il a essayé de le tuer, ce qui explique les visions de son esprit et signifie qu'il est lui-même un Horcrux, et que Voldemort ne peut pas être vaincu tant que Harry est vivant, Voldemort doit le tuer. Rogue réagit d'ailleurs de façon très violente à cette révélation en expliquant qu'il avait protégé Harry pour Lily, et pas pour qu'il soit "livré" au bon moment à Voldemort. Cependant, il continue de suivre les ordres de Dumbledore, même après sa mort (le portrait de Dumbledore lui donne des instructions). C'est Dumbledore qui avait demandé à Rogue de s'arranger pour que l'Ordre aie l'idée d'utiliser du polynectar pour qu'il y'ait sept "Harry Potter". Lors de la bataille dans les airs, Rogue avait lancé un sectumsempra sur un mangemort mais le sort touche finalement l'oreille de George.

Résigné face à son destin, Harry se dirige vers la forêt interdite, où Voldemort, qui a lancé un dernier ultimatum, l'attend, entouré de ses Mangemorts, et d'Hagrid attaché à un arbre.
A sa sortie du château, il rencontre Neville, et l'informe que le serpent Nagini doit être tué à tout prix. Harry aperçoit également dans la Grande Salle les corps de Fred Weasley, Remus Lupin, Nymphadora Tonks et Colin Creevey. Réalisant que sa bataille finale avec Voldemort est « la fin » qui est décrite dans l'énigme du Vif d'or que lui a laissé Dumbledore, Harry le porte à sa bouche et murmure, « je suis sur le point de mourir ». Le Vif d'or s'ouvre pour faire apparaître la pierre de résurrection. Harry utilise la pierre pour retrouver les esprits de James Potter, Lily Evans, Sirius Black, et Remus Lupin, qui le suivent et restent à ses côtés tandis qu'il approche de Voldemort, caché sous sa cape d'invisibilité, le soutenant et le protégeant contre l'armée de Détraqueurs qui errent dans la forêt.

Arrivé près de Voldemort,
Harry laisse tomber la pierre et sa cape et révèle qu'il est présent. Préparé à mourir et à ainsi accepter son inévitable destin, il permet, sans se défendre ni bouger, à Voldemort de lui lancer le sortilège de l'Avada Kedavra. Pourtant, Harry semble se réveiller dans ce qui semble être la gare (vide et blanche) de King's Cross à Londres, lieu de départ du Poudlard Express. Une créature blessée et mourante se trouve sur le sol, représentant la partie de l'âme de Voldemort qui se trouvait dans le corps de Harry mais qui a pu être détruite par Voldemort lui-même. Il retrouve Albus Dumbledore, qui explique qu'en utilisant le sang de Harry pour recréer son corps, Voldemort a transféré lui-même une partie du charme de protection de Lily en lui, et que donc, tant que ce charme est présent dans le corps de Voldemort, tant que Voldemort existe, Harry ne peut pas mourir (cela explique la fameuse lueur dans les yeux de Dumbledore à la fin du 4e livre). Il lui explique aussi qu'il est digne de posséder les Reliques de la mort car qu'il le souhaite pour un but noble et courageux (à l'inverse de Dumbledore, qui les avait trouvées, mais à part la baguette de l'Ainé, pas méritées). Pour cela, Harry a le choix de « laisser la mort venir », ou de continuer de vivre et d'arrêter Voldemort ; Harry choisit de vivre. Il n'est pas très évident de savoir si Harry meurt réellement, ou s'il rêve de sa rencontre avec Dumbledore afin d'obtenir certaines explications. Dumbledore lui dit à la fin que tout s'est passé dans sa tête, mais que c'était réel, ce qui est peut-être aussi un clin d'oeil malicieux à la fiction d'Harry Potter dans son ensemble.

Dans la forêt, sur les ord
res de Voldemort, Hagrid porte Harry (qui fait le mort) de nouveau à Poudlard comme trophée. Neville Londubat fait face bravement à Voldemort, et refuse de le rejoindre. Comme punition, Voldemort force Neville à porter le Choixpeau, et l'enflamme. À ce moment, les renforts arrivent, les professeurs de Poudlard, les membres de l'Ordre ainsi que les étudiants restés pour se battre. On assiste aussi au retour de Percy Weasley qui s'excuse auprès de sa famille d'avoir été si borné et égoïstement ambitieux. On assiste à une véritable bataille, mais dans la confusion, Harry parvient à se couvrir de sa cape d'invisibilité pour « disparaître ». Alors que Neville tire l'épée de Godric Gryffondor du Choixpeau et tranche la tête de Nagini, détruisant le dernier des Horcruxes, comme Harry le lui avait demandé.

La bataille continue dans le
château et particulièrement dans la grande salle. Bellatrix Lestrange tente de s'en prendre à Ginny, et Molly Weasley portée par son amour maternel ne le supporte pas et lui lance un sort fatal. Harry affronte Voldemort pour la dernière fois. Il lui explique que malgré sa soif de pouvoir et de puissance, il est passé à côté des sentiments les plus forts tels que l'amour et l'amitié. Voldemort tente alors de le tuer mais comme le lui explique Harry, la baguette de l'Aîné ne lui appartient pas, le pouvoir n'est pas à lui, bien qu'il ait tué Rogue. Comme Rogue n'a tué Dumbledore que sur ses ordres, il n'a jamais été maître de la baguette de l'Aîné. C'est Draco Malefoy qui a désarmé Dumbledore en haut de la tour d'astronomie, qui était le maître de la baguette, mais ayant été désarmé par Harry lors de leur évasion du manoir des Malefoy, le pouvoir et la maîtrise de la baguette lui reviennent donc.

Voldemort tente alors de tuer Harry avec l'Avada Kedavra. Mais Harry ayant jeté un sort de désarmement, sa marque déposée, au même moment,
l'ancienne baguette de Dumbledore ne peut tuer Harry, son maitre actuel, le sort de mort se retourne contre Voldemort et le détruit.

On déplore tout de même la mort d'une cinquantaine de personne dans la bata
ille, sans compter, encore une fois : Fred, Tonks, Lupin, et Colin Creevey.

Épilogue – 19 ans plus tard.
Dans l'épilogue de l'histoire, Ginny Weasley et Harry sont mariés et ont trois enfants appelés James, Al
bus Severus (en l'honneur de Rogue, l'homme le plus courageux qu'Harry dit avoir rencontré dans sa vie), et Lily. Ron et Hermione sont mariés également, et n'ont pas changé. Ils ont deux enfants appelés Rose et Hugo. Les deux familles se réunissent a la gare de King's Cross alors qu'elles amènent leurs enfants a la voie 9 3/4 pour leur départ à Poudlard. Lily est trop jeune pour y aller, alors qu'Albus entre en première année à l'école, et James est déjà à Gryffondor depuis quelques années. James découvre que Teddy Lupin, (baptisé du nom de père de Nymphadora, Ted Tonks), le fils de Lupin et Tonks, embrasse leur cousine Victoire, qui est probablement la fille de Bill et Fleur Weasley. Neville Londubat est maintenant professeur de botanique à l'école. À la gare, Harry, Ginny, Ron, et Hermione aperçoivent Draco Malefoy de l'autre côté du quai avec son épouse et leur fils Scorpius ; Malefoy leur fait un sec signe de tête. Ron demande alors à sa fille, Rose, de battre Scorpius à chaque examen, en se réjouissant qu'elle ait hérité des capacités intellectuelles de sa mère (et pas des siennes). Et quand Albus demande pourquoi tous les enfants dans le train regardent Harry, Ron lui répond «C'est moi (qu'ils regardent). Je suis extrêmement célèbre»

Harry touche alors instinctivement sa cicatrice, qui ne l'a plus fait souffrir depuis 19 ans. Le livre se termine par la phrase « classique » des histoires pour enfants : Tout était bien (qui finit bien). »
# Posté le vendredi 27 juillet 2007 09:20

chapitre 1 : l'ascension de Lord Voldemort

Les deux hommes apparurent de nulle part, à quelques mètres l'un de l'autre, sous la lumière de lune. Pendant une seconde, ils se tinrent debout tout à fait immobiles, leurs baguettes dirigées sur leurs poitrines ; alors qu'ils se reconnurent, ils rangèrent leur baguettes sous leur capes et commencèrent à marcher vivement dans la même direction.
« Des nouvelles ? » demanda le plus grand des deux.
« Les meilleures, » répondit Severus Rogue.
Le chemin était bordé sur la gauche par des ronces sauvages dont les mûres étaient basses et sur la droite par une grande haie soigneusement taillée. Les longues capes des hommes battaient contre leurs chevilles tandis qu'ils marchaient.
« Je pensais que je serai en retard» dit Yaxley, la lumière de lune éclairant son visage aux traits durs à chaque fois qu'elle filtrait à travers les branches supérieures des arbres. « C'était un peu plus rusé que je ne m'y attendais. Mais j'espère qu'il sera satisfait. Tu as l'air confiant que ton entretien se passe bien ? »
Rogue acquiesça mais ne donna pas de détails. Ils tournèrent à droite, dans une large route où le chemin prenait fin. La grande haie tourna avec eux, courant jusqu'aux deux impressionnantes portes en fer forgé qui barraient le chemin des hommes. Aucun d'eux n'avança d'un pas : en silence, ils levèrent tous deux leur bras gauche en guise de salut et avancèrent tout droit à travers le métal noir comme si c'était de la fumée.
Les haies d'if étouffaient le bruit de pas des hommes. Il y eut un bruissement quelque part à droite : Yaxley tira une nouvelle fois sa baguette, la pointant sur la tête de son compagnon, mais la source du bruit n'était apparemment rien d'autre qu'un paon d'un blanc pur, se pavanant majestueusement le long du sommet de la haie.
« Il s'en est toujours bien tiré, Lucius. Les paons... » Yaxley remit sa baguette sous sa cape avec un grognement.
Un beau manoir sortit de l'obscurité à la fin de l'allée, des lumières brillant sur les carreaux en forme de losange des fenêtres d'en bas. Quelque part dans l'obscur jardin au-delà de la haie, une fontaine fonctionnait. Les graviers crépitaient sous leurs pieds alors que Rogue et Yaxley avançaient vers la porte de devant, qui se balançait vers l'intérieur alors que personne ne l'avait visiblement ouverte.
Le chemin du hall était large, vaguement éclairé et somptueusement décoré, avec un magnifique tapis qui couvrait la majeure partie du sol de pierre. Les yeux des portraits aux visages pâles sur les murs suivaient Rogue et Yaxley alors qu'ils avançaient à grands pas. Les deux hommes s'arrêtèrent devant une grande porte en bois menant à la pièce suivante, hésitèrent pendant l'espace d'une seconde, puis Rogue tourna la poignée de bronze.
Le salon était plein de personnes silencieuses, assis à une longue table ornée. Les meubles habituels de la pièce avaient été négligemment poussés contre les murs. Une lumière surgit d'un feu rugissant au-dessous d'une belle cheminée surmontée par un miroir doré. Rogue et Yaxley attendirent un moment sur le seuil. Alors que leurs yeux s'étaient habitués au manque de lumière, ils furent attirés par l'étrange caractéristique de la scène : une figure humaine apparemment inconsciente était suspendue à l'envers au-dessus de la table, tournant l'entement comme si elle était tenue par une invisible corde, et se reflétant dans le miroir et dans la surface nue et brillante de la table, en dessous. Aucune des personnes assises sous ce spectacle singulier ne la regardait, sauf un pâle jeune homme assis presque directement dessous. Il semblait ne pas pouvoir s'empêcher de regarder au-dessus de lui toutes les minutes ou presque.
« Yaxley. Rogue,' dit une grande voix claire venant de la tête de la table. « Vous avez bien failli être en retard. »
Celui qui parlait était assis directement devant la cheminée, c'est pourquoi il était d'abord difficile pour les nouveaux arrivants de discerner plus que sa silhouette. Cependant, alors qu'ils s'approchaient, son visage se mit à briller à travers les ténèbres, chauve, comme un serpent, avec des fentes en guise de narines et de brillants yeux rouges dont les pupilles étaient verticales. Il était si pâle qu'il semblait diffuser une lueur éclatante.
« Severus, ici, » dit Voldemort, indiquant le siège juste à sa droite. « Yaxley... à côté de Dolohov. »
Les deux hommes s'installèrent aux places qu'on venait de leur attribuer. La plupart des yeux autour de la table suivaient Rogue, et c'est à lui que Voldemort parla en premier
« Alors ? »
« Maître, l'Ordre du Phénix a l'intention de déplacer Harry Potter de son actuelle cachette Samedi prochain, à la tombée de la nuit. »
L'intérêt de ceux qui étaient assis autour de la table grandit d'une façon évidente : certains se redressaient, d'autres remuaient, tous regardant Rogue et Voldemort.
« Samedi... à la tombée de la nuit, » répéta Voldemort. Ses yeux rouges se fixèrent sur ceux de Rogue, eux d'un noir profond, avec une telle intensité que certains des spectateurs baissèrent les yeux, apparemment craintifs d'être brûlés sur place rien que par la férocité du regard. Cependant, Rogue regarda calmement à son tour le visage de Voldemort, et, après quelques instants, la bouche sans lèvres de Voldemort se courba pour faire quelque chose qui ressemblait à un sourire.
« Bien. Très bien. Et ces informations viennent... »
« De la source dont nous avons discuté, » dit Rogue.
« Maître. «
Yaxley s'était penché en avant pour regarder Rogue et Voldemort, au bout de la longue table. Tous les visage se tournèrent vers lui.
« Maître, j'ai eu d'autres informations. »
Yaxley attendit, mais Voldemort ne parla pas et il continua, « Dawlish, l'Auror, a laissé échapper que Potter n'allait pas être déplacé avant le trente, la nuit où le garçon aura dix-sept ans. »
Rogue souriait.
« Ma source m'a dit qu'ils avaient un plan qui était de laisser une fausse piste ; ça doit être ça. Je n'ai pas de doutes que Dawlish a été enchanté par le Sortilège de Confusion. Ce ne serait pas la première fois, il est connu pour être susceptible. »
« Je vous assure, Maître, que Dawlish semblait tout à fait sûr de lui, » dit Yaxley.
« S'il a subi le Sortilège de Confusion, c'est normal qu'il était sûr de lui, » dit Rogue. « Je t'assure, Yaxley, que le Bureau des Aurors ne s'occupe plus de la protection de Harry Potter. L'ordre croit que nous avons infiltré le Ministère. »
« L'Ordre aura au moins une chose de bon, alors, hein ? » dit un homme trapu assis pas très loin de Yaxley ; il eut un ricanement asthmatique qui se répercuta tout le long de la table.
Voldemort ne rit pas.Son regard se dirigea vers le haut, sur le corps tournant lentement au-dessus, et il sembla être perdu dans ses pensées.
« Maître, » continua Yaxley, « Dawlish pense qu'une entière partie des Aurors seront utilisés pour transférer le garçon... »
Voldemort leva une large main blanche et Yaxley s'arrêta immédiatement, lançant un regard amer alors que Voldemort se retournait vers Rogue.
« Où vont-ils cacher le garçon ensuite ? »
« Chez un des membres de l'Ordre, » dit Rogue. « L'endroit, d'après la source, a reçu toutes les protections que l'Ordre et le Ministère réunis pourraient produire. Je pense qu'il y a peu de chance de le capturer une fois qu'il sera là, à moins que, bien sûr, le Ministère soit tombé avant Samedi prochain, ce qui devrait nous donner l'opportunité de découvrir et de détruire assez d'enchantement pour passez les autres. »
« Bien, Yaxley ? » appela Voldemort du bout de la table, la lumière du feu brillant étrangement dans ses yeux rouges. « Le Ministère sera-t-il tombé avant Samedi prochain ? »
Une nouvelle fois, toutes les têtes se tournèrent. Yaxley haussa les épaules.
« Maître, j'ai de bonnes nouvelles sur ce point. J'ai — avec difficulté, et après un effort énorme — réussi à lancer un Imperium sur Pius Thicknesse. »
Beaucoup de ceux assis autour de Yaxley eurent l'air impressionnés ; son voisin, Dolohov, un homme avec un long visage déformé, lui donna une tape dans le dos.
« C'est un début, » dit Voldemort. « Mais Thicknesse est seulement un homme. Scrimgeour doit être entouré par les nôtres avant que j'agisse. Une tentative d'assassinat sur le Ministre ratée me fermera toutes les portes. »
« Oui... Maître, c'est vrai... mais nous savons que, étant à la tête du Département de la justice magique, Thicknesse est régulièrement entré en contact non seulement avec le Ministre lui-même, mais aussi avec les Directeurs de tous les autres départements du Ministère. Ce sera, je pense, facile, maintenant que nous avons un tel employé de haut rang sous notre contrôle, pour subjuguer les autres, et alors, ils pourront tous travailler ensemble pour faire tomber Scrimgeour. »
« Pourvu que notre cher ami Thickness ne soit pas découvert avant d'avoir pu en convertir d'autres, » dit Voldemort. « En tout cas, il reste peu probable que le Ministère soit à moi avant Samedi prochain. Si nous ne pouvons pas attraper le garçon à son arrivée , alors nous devons agir pendant qu'il voyage. »
« Nous avons un avantage sur ce point, Maître, » dit Yaxley, qui semblait déterminé à recevoir une partie d'approbation. « Nous avons maintenant plusieurs personnes plantées dans le Département des Transports Magiques. Si Potter transplane ou utilise le Réseau de Cheminée, nous le saurons immédiatement. »
« Il ne le fera pas, » dit Rogue. « L'Ordre évite toute forme de transport qui est contrôlée ou réglée par le Ministère ; ils n'ont confiance en rien qui concerne cet endroit. »
« Tant mieux, » dit Voldemort. « Il sera obligé de se déplacer à découvert. Ce sera beaucoup plus facile de l'avoir. »
Encore une fois, Voldemort leva les yeux sur le corps qui tournait lentement alors qu'il poursuivit, « Je m'occuperai du garçon moi-même. Il y a eu trop d'erreurs concernant Harry Potter. Et c'est moi-même qui en ait commis la plupart. Si Potter vit, c'est plus à cause de mes erreurs plutôt qu'à son triomphe. »
Le groupe assis autour de la table regarda Voldemort avec appréhension, chacun ayant peur d'être blâmé de la survie d'Harry Potter en raison de leur expression. Cependant, Voldemort semblait parler plus à lui-même qu'à un d'entre eux, s'adressant toujours au corps inconscient au-dessus de lui.
« J'ai été négligent, et donc contrecarrer par la chance et le hasard, ces destructeurs de tout, hormis des plans les plus soigneusement préparés. Mais j'en sais plus maintenant. J'ai compris ces choses que je ne comprenais pas avant. Je dois être celui qui tuera Harry Potter, et je le serai. »
Soudain, comme en réponse à ces mots, un gémissement retentit, un terrible et long cri de misère et de douleur. Beaucoup de ceux assis autour de la table baissèrent les yeux, effrayés : le son avait semblé provenir de sous leurs pieds.

« Queudver, » dit Voldemort, toujours aussi calme, avec un ton pensif, et sans détacher son regard du corps tournant au-dessus de lui, « je ne t'ai pas demandé de faire taire notre prisonnier ? »
« Oui, M—maître, » haleta un petit homme à mi-chemin du bout de la table, qui était assis si bas sur son siège qui semblait, au premier regard inoccupé. Maintenant, il descendit de son siège et se précipita de sortir de la pièce, ne laissant rien derrière lui hormis une curieuse lueur d'argent dans son regard.
« Comme je disais, » continua Voldemort, regardant une nouvelle fois les visages tendus de ses serviteurs, « je comprends mieux maintenant. J'aurai besoin, par exemple, d'emprunter la baguette d'un d'entre vous avant que j'aille tuer Potter. »
Les visages autour de lui ne montraient rien d'autre que la stupéfaction : il aurait pu tout aussi bien leur annoncer qu'il voulait leur emprunter un de leurs bras.
« Pas de volontaires ? » dit Voldemort. « Voyons... Lucius, je ne vois plus de raison pour que tu possède une baguette. »
Lucius Malfoy leva les yeux. Son teint parût jaunâtre et cireux dans la lumière du feu et son regard était vitreux et voilé. Quand il parla, sa voix était rauque.
« Maître ? »
« Ta baguette, Lucius. J'exige ta baguette. »
« Je... »
Malfoy regarda sa femme assise à ses côtés. Elle regardait droit devant elle, presque aussi pâle que lui, ses longs cheveux blonds descendant dans son dos, mais sous la table, ses minces doigts se refermèrent brièvement sur le poignet de son mari. À son toucher, Malfoy mit une main dans sa cape , sortant une baguette et la faisant passer à Voldemort, qui la leva devant ses yeux, l'examinant de près.
« Qu'est-ce que c'est ? »
« De l'orme, Maître, » chuchota Malfoy.
« Et le c½ur ? »
« Dragon... un c½ur de dragon. »
« Bien, » dit Voldemort. Il sortit sa propre baguette et compara les longueurs.
Lucius Malfoy fit un mouvement involontaire ; pendant une fraction de seconde, il sembla qu'il s'attendait à recevoir la baguette de Voldemort en échange de la sienne. Le geste n'avait pas échappé à Voldemort, dont les yeux s'écarquillèrent avec malveillance.
« Te donner ma baguette, Lucius ? Ma baguette ? »
Quelque uns dissimulèrent un ricanement.
« Je t'ai donné ta liberté, Lucius, ça ne te suffit pas ? Mais j'ai remarqué que toi et ta famille était moins heureux qu'autrefois... est-ce ma présence dans ta maison qui te déplaît, Lucius ? »
« Pas du tout... pas du tout, Maître ! »
« De tels mensonges, Lucius... »
La voix doucereuse semblait siffler même après que ses cruelles lèvres aient arrêté de bouger. Un ou deux sorciers réprimèrent à peine un frisson alors que le sifflement devenait de plus en plus fort ; quelque chose de massif pouvait être entendu glissant sur le sol, sous la table.
L'énorme serpent apparut pour monter sur le siège de Voldemort. Il se leva, son corps s'étendant apparemment indéfiniment, et vînt se poser autour des épaules de Voldemort : son cou, l'épaisseur de la cuisse d'un homme ; ses yeux, avec des fentes verticales en guise de pupilles, imperturbables. Voldemort caressa distraitement la créature avec des doigts longs et minces, son regard toujours posé sur Lucius Malfoy.
« Pourquoi les Malfoy semblent-ils si malheureux de leur sort ? Mon retour, ma montée au pouvoir, n'est-il pas la chose qu'ils affirment désirer depuis de si nombreuses années ? »
« Bien sûr, Maître, » dit Lucius Malfoy. Sa main trembla alors qu'il essuyait la transpiration formée sur sa lèvre supérieure. « Nous le désirions...vraiment .»
À la gauche de Malfoy, sa femme fit un étrange et sec mouvement de la tête, détournant son regard de Voldemort et du serpent. À sa droite, son fils Drago, qui regardait le corps inerte au-dessus de lui, jeta un rapide coup d'½il à Voldemort, mais le détourna immédiatement, terrifié à l'idée de le regarder droit dans les yeux.
« Maître, » dit une sombre femme assise à mi-chemin du bout de la table, sa voix serrée par l'émotion, « c'est un honneur de vous avoir ici, dans notre maison de famille. Il ne peut pas y avoir de plus grand plaisir. »
Elle était assise à côté de sa s½ur, aussi différente d'elle par son physique, avec ses cheveux noirs et ses yeux aux lourdes paupières, qu'elle l'était dans son comportement et son attitude ; alors que Narcissa se tenait rigide et impassible, Bellatrix se penchait vers Voldemort, d'une manière qui montrait mieux que des mots son désir d'être proche de lui.
« Pas de plus grand plaisir, » répéta Voldemort, sa tête penchée d'un côté alors qu'il considérait Bellatrix. « Cela veut dire beaucoup, Bellatrix, venant de toi. »
Son visage prit des couleurs ; des larmes de joie lui montèrent aux yeux.
« Mon Maître sait que je ne dis rien que la vérité ! »
« Pas de plus grand plaisir.... Même comparé à l'heureux événement qui, d'après ce que j'ai entendu, a pris place dans votre famille cette semaine ? »
Elle le regardait, sa bouche entrouverte, apparemment confuse.
« Je ne vois pas ce que vous voulez dire, Maître. »
« Je parle de ta nièce, Bellatrix. Et la votre, Lucius et Narcissa. Elel vient de se marier avec le loup-garou, Remus Lupin. Vous devez être si fier. »
Des rires moqueurs fusèrent de l'assemblée assise autour de la table. Beaucoup se penchèrent en avant pour échanger des regards malicieux ; quelques uns frappèrent la table de leurs poings. L'immense serpent, qui n'aimait être dérangé, ouvrit sa large gueule et se mit à siffler, énervé, mais les Mangemorts ne l'entendaient pas, trop occupés à jubiler de l'humiliation de Bellatrix et des Malfoy. Le visage de Bellatrix qui avait si récemment rosi de bonheur, avait tourné en un affreux rouge couperosé.
« Elle n'est pas notre nièce, Maître, » cria-t-elle au-dessus de la vague de rires. « Nous — Narcissa et moi — n'avons pas posé les yeux sur notre s½ur depuis qu'elle a épousé le Sang-de-Bourbe. Ce morveux n'a rien à faire avec aucun d'entre nous, ni non plus la bête qui va avec. »
« Qu'en dis-tu, Drago ? » demanda Voldemort, et bien que sa voix fût calme, elle dominait largement les sifflets et les railleries. « Garderas-tu le petit ? »
Les rires s'amplifièrent ; Drago Malfoy lança un regard de terreur à son père qui baissait les yeux sur ses genoux, puis capta le regard de sa mère. Elle secoua la tête de manière presque imperceptible, puis reprit son regard vide, fixant le mur opposé.
« Assez, » dit Voldemort, caressant le serpent énervé. « Assez. »
Et les rires se turent immédiatement.
« Beaucoup des plus anciens membres de notre arbre généalogique deviennent un peu malade avec le temps, » dit-il, alors que Bellatrix le fixait, à bout de souffle et implorante.
« Tu ferais mieux de tailler ton propre arbre généalogique, n'est-ce pas ? Pour le garder en bonne santé. Coupe ces branches qui menacent la santé des autres. »
« Oui, Maître, » chuchota Bellatrix, ses yeux baignant à nouveau dans des larmes de gratitude. « Dès que j'en aurai l'occasion ! »
« Tu l'auras, » dit Voldemort. « Et dans ta famille, comme dans le monde entier... nous supprimerons tous ceux qui nous salissent jusqu'à ce qu'il ne reste seuls ceux au sang pur... »
Voldemort leva la baguette de Lucius Malfoy, la pointant directement sur le visage tournant lentement sur lui-même, suspendu au-dessus de la table et lui fit faire un petit mouvement. Le visage reprit vie avec un gémissement et commença à lutter contre des liens invisibles.
« Reconnais-tu notre invité, Severus ? » demanda Voldemort.
Rogue leva les yeux sur la tête suspendue à l'envers. Tous les Mangemorts regardaient maintenant le prisonnier, vers le haut, comme s'ils avaient eu la permission de montrer de la curiosité. Alors qu'elle tournait sur elle-même pour faire face à la lumière du feu, la femme dit, dans une voix cassée et terrifiée, « Severus ! Aide-moi ! »
« Ah, oui, » dit Rogue, alors que la prisonnière se détournait une nouvelle fois.
« Et toi, Drago ? » demanda Voldemort, caressant le museau du serpent avec sa main libre. Drago secoua la tête de manière saccadée. Maintenant que la femme s'était réveillée, il ne semblait plus pouvoir la regarder.
« Mais tu n'aurais pas du suivre ses leçons, » dit Voldemort. « Pour ceux qui ne le savent pas, nous sommes accompagnés ce soir par Charity Burbage qui, jusque récemment, enseignait à l'École de Sorcellerie Poudlard. »
Il y eut des bruits de compréhension autour de la table. Une femme large et bossue avec des dents pointues gloussa.
« Oui...Professeur Burbage enseignait aux enfants de sorcières et de sorcier tout sur les Moldus... ils sont tellement différents de nous... »
Un des Mangemorts cracha sur le sol. Charity Burbage se tourna pour faire face à Rogue encore une fois.
« Severus...s'il te plaît... s'il te plaît... »
« Silence, » dit Voldemort, tirant une nouvelle fois d'un coup sec la baguette de Malfoy, et Charity retomba dans le silence comme si elle était bâillonnée. « Non contente d'avoir corrompu et pollué les esprits d'enfants sorciers, la semaine dernière le Professeur Burbage a écrit un article défendant passionnément les Moldus dans la Gazette du Sorcier. Les sorciers, dit-elle, doivent accepter ces vols de leur connaissance et de leur magie. Le manque de Sang Pur est, dit le Professeur Burbage, une circonstance plus que désirable... elle voudrait que nous soyons unis avec les Moldus... ou, sans doute, avec les loups-garou... »
Personne ne rit cette fois : on ne pouvait pas se méprendre sur la colère et le mépris dans la voix de Voldemort. Pour la troisième fois, Charity Burbage se tourna vers Rogue. Des larmes coulaient de ses yeux jusque dans ses cheveux. Rogue la regarda en retour, tout à fait impassible, alors qu'elle se détournait de lui une nouvelle fois.
« Avada Kedavra. »
La lueur de lumière verte illumina tous les coins de la pièce. Charity tomba, avec un bruit sourd, sur la table en dessous d'elle, qui trembla et craqua. Plusieurs des Mangemorts bondirent en arrière dans leurs sièges. Drago tomba sur le sol.
« À table, Nagini, » dit doucement Voldemort, et l'immense serpent se pencha et glissa de ses épaules sur le bois brillant.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le vendredi 27 juillet 2007 09:22
Modifié le vendredi 27 juillet 2007 13:25

chapitre 2 : In memorandum

Harry saignait. Sa main droite serrée très fortement dans la gauche et poussant des jurons dans son souffle, il ouvrit la porte de sa chambre des épaules. Il y eut un bruit de porcelaine cassée. Il avait trébuché sur une tasse de thé froid qui se trouvait par terre derrière la porte de sa chambre.
- Qu'est-ce qui... ?
Il regarda autour de lui. Le pallier du 4, Privet Drive, était désert. Cette tasse de thé était sûrement l'idée que se faisait Dudley d'un piège intelligent. Gardant sa main ensanglantée levée, Harry rassembla les morceaux de tasse avec l'autre et les jeta dans la poubelle déjà pleine visible derrière la porte de sa chambre. Puis il alla vers la salle de bain pour mettre son doigt sous l'eau du robinet.
C'était stupide, inutile, et irritant au-delà du possible, qu'il lui reste encore quatre jours avant qu'il ait le droit de faire de la magie... Mais il dut admettre que cette coupure en dents de scie aurait de toute façon eut raison de lui. Il n'avait jamais appris à soigner des blessures, et maintenant qu'il y pensait (surtout à la lumière de ses plans actuels) cela lui parut être un manque terrible dans son éducation magique. En notant mentalement qu'il devrait demander à Hermione comment faire cela, il utilisa un gros morceau de papier toilette pour essuyer autant de thé qu'il put avant de retourner dans sa chambre en claquant la porte derrière lui.
Harry avait passé la matinée à vider totalement sa valise pour la première depuis qu'il l'avait faite six ans plus tôt. Au début de chaque année scolaire, il ne vidait que les trois premiers quarts de son contenu et les replaçait ou les remplaçait ensuite, laissant un ensemble de débris au fond : de vieilles plumes, des yeux de scarabée séchés, ou des chaussettes dépareillées qui ne lui allaient plus. Quelques minutes plus tôt, Harry avait plongé sa main dans ce fouillis, ressenti une douleur intense au quatrième doigt de sa main droite et l'en avait sorti pour voir beaucoup de sang.
Cette fois-ci, il procéda de manière plus précautionneuse. S'agenouillant à nouveau près de la valise, il fouilla au fond et, après avoir retrouvé un vieux badge qui alternait difficilement entre "VIVE CEDRIC DIGGORY" et "POTTER PUE", un Strutoscope cassé et déboîté, ainsi qu'un médaillon doré à l'intérieur duquel un message signé R.A.B. avait été caché, il découvrit finalement le bout aiguisé qui lui avait causé cette blessure. Il le reconnut immédiatement. C'était un fragment long de trente centimètres du miroir enchanté que lui avait donné Sirius, son parrain défunt. Harry le posa à côté et tâtonna prudemment dans la valise pour trouver le reste mais plus rien ne restait du dernier cadeau de son parrain, si ce n'est du verre réduit en poudre, qui s'étalait au fin fond des débris comme du sable scintillant.
Harry se redressa et examina le morceau dentelé avec lequel il s'était coupé, ne voyant rien d'autre que ses propres yeux verts reflétés vers lui. Puis il plaça le fragment sur la Gazette du sorcier du matin, qui s'étalait sur le lit, pas encore lue, et essaya de repousser la vague soudaine de souvenirs amers, tous les regrets et la nostalgie qu'avait occasionnés la découverte du miroir cassé, en s'attaquant au reste des déchets au fond de sa valise.
Cela lui prit une heure de la vider complètement, de jeter les objets inutiles, et de trier ceux qui restaient en piles selon si oui ou non il en aurait besoin dorénavant. Ses robes d'école et de Quidditch, son chaudron, ses rouleaux de parchemin, ses plumes, et la plupart de ses livres d'école étaient entassés dans un coin. Il se demanda ce qu'en feraient son oncle et sa tante ; sûrement les brûler au c½ur de la nuit, comme s'il s'agissait de preuves d'un crime horrible. Ses habits moldus, sa cape d'invisibilité, son kit de préparation des potions, certains livres, l'album de photos que Hagrid lui avait un jour donné, un paquet de lettres, ainsi que sa baguette, avaient été rempaquetés dans une vieille valise. Dans une poche extérieure, se trouvaient la carte du maraudeur et le médaillon contenant le message signé R.A.B. Cette place d'honneur était donnée au médaillon, non pas parce qu'il était d'une quelconque valeur (il était sans valeur dans tous les sens du terme) mais plutôt à cause du prix payé pour l'obtenir.
Il lui restait une conséquente liasse de journaux sur son bureau, à côté de sa chouette blanche, Hedwige : un pour chaque jour qu'il avait passé à Privet Drive cet été.
Il se releva du sol, s'étira, puis s'approcha de son bureau. Hedwige ne fit pas un geste tandis qu'il passait en revue les journaux, les jetant au milieu des ordures un par un. La chouette dormait, ou alors elle faisait semblant ; elle était énervée contre Harry à cause du temps très limité qui lui avait été accordé en dehors de sa cage ces derniers temps.
Alors qu'il s'approchait du bas de la pile de journaux, Harry ralentit, à la recherche d'un article particulier qu'il savait être arrivé peu après qu'il fut retourné à Privet Drive pour l'été ; il se souvenait qu'il y avait une courte mention sur la première page de la démission de Charity Burbage, le professeur d'études des Moldus à Poudlard. Il finit par le trouver. Il l'ouvrit à la page dix, s'enfonça dans une chaise, et relit l'article qu'il cherchait.

SOUVENIRS D'ALBUS DUMBLEDORE
Par Elphias Doge

J'ai rencontré Albus Dumbledore à l'âge de onze ans, lors de notre premier jour à Poudlard. Notre attraction mutuelle fut assurément due au fait que nous nous considérions tous deux comme des exclus. J'avais contracté la varicelle du dragon peu avant d'arriver à l'école, et même si je n'étais plus contagieux, mon visage marqué de boutons et mon teint verdâtre n'en encouragèrent pas beaucoup à s'approcher de moi. Pour sa part, Albus était arrivé à Poudlard avec le poids d'une célébrité non-désirée. A peine un an plus tôt, son père, Perceval, avait été arrêté pour une attaque féroce et très médiatisée sur trois jeunes Moldus.
Albus n'essaya jamais de nier que son père (qui allait mourir à Azkaban) avait commis ce crime ; au contraire, quand j'eus le courage de lui poser la question, il m'assura qu'il savait que son père était coupable. Après cela, Dumbledore refusa de reparler de cette triste affaire, même si beaucoup essayèrent de l'y forcer. En fait, certains étaient prêts à acclamer l'action de son père, et supposaient qu'Albus aussi détestait les Moldus. Ils ne pouvaient pas plus se tromper : comme l'attesterait quiconque connaissait Dumbledore, il ne révéla jamais la moindre tendance anti-Moldue. En réalité, son soutien déterminé pour les droits des Moldus lui attira beaucoup d'ennemis dans les années suivantes.
Toutefois, au bout de quelques mois, la renommée d'Albus lui-même avait commencé à éclipser celle de son père. A la fin de sa première année, il n'était plus du tout connu comme le fils de quelqu'un qui détestait les Moldus, mais comme ni plus ni moins que l'élève le plus brillant jamais vu à l'école. Il me confessa plus tard qu'il savait déjà à l'époque que son plus grand plaisir était d'enseigner.
Non seulement gagna-t-il tous les prix qui existaient à l'école, mais aussi fut-il rapidement en contact avec les plus grands noms du monde magique de l'époque, incluant Nicolas Flamel, le célèbre alchimiste ; Bathilda Tourdesac, historienne notoire ; et Adalbert Lasornette, le théoricien magique. Plusieurs de ses écrits se trouvèrent une place dans des publications connues comme Métamorphose Aujourd'hui, Défis de sortilèges, ou Le Préparateur de Potions Pratique. La future carrière de Dumbledore semblait destinée à être hors du commun, et la seule question restante était quand est-ce qu'il deviendrait ministre de la Magie. Même s'il fut souvent prédit durant les années suivantes qu'il était sur le point d'obtenir le poste, il n'avait jamais eu d'ambitions ministérielles.
Trois ans après qu'on soit entré à Poudlard, le frère d'Albus, Abelforth, arriva à l'école. Ils ne se ressemblaient pas : Abelforth ne fut jamais un très bon lecteur, et, contrairement à Albus, préféra résoudre les conflits par des duels plutôt que par la discussion raisonnée. Néanmoins, c'est tout à fait faux de suggérer, comme certains l'ont fait, que les frères n'étaient pas amis. Ils s'entendaient aussi confortablement que deux garçons si différents le pouvaient. Par justice envers Abelforth, il faut admettre que vivre dans l'ombre d'Albus n'a sûrement pas été une expérience très agréable dans l'ensemble. Etre constamment éclipsé par son ami fut risqué, et ça n'a pas dû être beaucoup plus plaisant en tant que frère. Quand Albus et moi sortîmes de Poudlard, nous voulions faire ensemble le tour du monde, traditionnel à l'époque, pour visiter et observer des sorciers étrangers, avant de poursuivre nos carrières séparément. Toutefois, une tragédie intervint. La veille même de notre voyage, la mère d'Albus, Kendra, mourut, laissant Albus à la tête de sa famille, et le seul à pouvoir gagner sa vie. Je repoussai mon voyage assez longtemps pour présenter mes respects aux funérailles de Kendra, puis partit pour ce qui s'annonçait à présent comme un voyage solitaire. Avec un petit frère et une petite s½ur dont il fallait prendre soin, et peu d'argent leur restant, il était à présent hors de question pour Albus de m'accompagner.
Ce fut la période de notre vie où nous eûmes le moins de contact. J'écrivais à Albus, peut-être de manière insensible, les merveilles de mon voyage, entre des chimères en Grèce de qui j'ai échappé de justesse, et des expériences d'alchimistes égyptiens. Ses lettres me parlaient un peu de sa vie au quotidien, que je devinais être ennuyeuse et très frustrante pour un si brillant sorcier. Immergé dans mes propres expériences, ce fut avec horreur que j'appris, vers la fin de mon année de voyages, qu'une autre tragédie avait frappé les Dumbledore : la mort de sa s½ur, Ariana.
Même si Ariana avait la santé fragile depuis longtemps, ce choc, survenant si peu de temps après la mort de leur mère, eut un profond effet sur chacun des deux frères. Tous les amis très proches d'Albus, et je me compte parmi ce groupe chanceux, s'accordent pour dire que la mort d'Ariana, et le sentiment de culpabilité d'Albus (même s'il n'y était bien sûr pour rien), le marquèrent pour toujours.
Je revins chez moi pour trouver un jeune homme qui avait éprouvé la souffrance d'une personne bien plus âgée. Albus était plus réservé qu'avant, et bien moins joyeux. Pour comble de malheur, la mort d'Ariana avait entraîné, non pas à une proximité renouvelée entre Albus et Abelforth, mais à un éloignement. Mais avec le temps celui-ci s'atténuerait, et ils réinstaureraient une amitié, si ce n'est proche, au moins cordiale. Toutefois, il ne parla plus que rarement de ses parents ou d'Ariana, et ses amis apprirent à ne pas les mentionner.
D'autres plumes décriront le triomphe des années suivantes. Les innombrables contributions de Dumbledore à l'inventaire des connaissances magiques, incluant sa découverte des douze usages du sang de dragon, serait un bénéfice pour les générations futures, tout comme la justice et l'équité dont il fit preuve en tant que Chef du Magenmagot. D'aucuns disent que jamais un duel de sorciers n'avait égalé celui entre Dumbledore et Grindelwald en 1945. Ceux qui en furent témoins ont tout dit de la terreur et l'admiration qu'ils avaient ressenties en voyant ces deux extraordinaires sorciers se battre. Le triomphe de Dumbledore, et ses conséquences pour le monde magique, sont considérés comme un tournant dans l'histoire au même titre que l'introduction du Statut International du Secret ou la chute de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom.
Albus ne fut jamais orgueilleux ou vaniteux ; il trouvait de la valeur à n'importe qui, même si elle était en apparence insignifiante ou mauvaise, et je pense que les pertes qu'il a vécues si tôt dans sa vie le dotèrent d'une grande humanité et compassion. Son amitié me manquera plus que je ne puis le dire, mais ma perte n'est rien comparée à celle du monde magique. On ne peut remettre en question le fait qu'il ait été le directeur de Poudlard le plus inspirant et le plus aimé. Il est mort comme il a vécu : en luttant toujours pour le plus grand bien, à sa dernière heure, aussi enclin à tendre la main à un petit garçon qui a la varicelle du dragon qu'il l'était quand nous nous sommes rencontrés.
Harry finit sa lecture, mais continua à observer l'image qui accompagnait la nécrologie. Dumbledore arborait son doux sourire familier, mais alors qu'il regardait par-dessus ses lunettes en demi-lune, il donnait l'impression, même imprimé sur un journal, de transpercer Harry tel un rayon-X, dont la tristesse se mêla avec un sentiment d'humiliation.
Il pensait connaître Dumbledore plutôt bien ; mais après avoir lu cette nécrologie, il était forcé de reconnaître qu'en réalité il l'avait à peine connu. Pas une fois il n'avait imaginé la jeunesse ou l'enfance de Dumbledore ; c'était comme s'il était arrivé à la vie comme Harry l'avait connu, vénérable, vieux et aux cheveux argentés. L'idée d'un Dumbledore adolescent était très bizarre, comme essayer d'imaginer une Hermione stupide, ou un Scroutt à pétards amical.
Il n'avait jamais songé à poser des questions à Dumbledore sur son passé. Il se serait assurément senti bizarre, même impertinent, mais après tout, tout le monde savait que Dumbledore avait prit part dans ce duel légendaire avec Grindelwald, et Harry n'avait jamais pensé à demander à Dumbledore comment il l'avait vécu, ni aucunes de ses autres fameuses réussites. Non, ils avaient toujours parlé de Harry, le passé de Harry, l'avenir de Harry, les plans de Harry... et il lui semblait à présent, malgré son futur si incertain et si dangereux, qu'il avait manqué des opportunités irremplaçables en ne parvenant pas à lui poser plus de questions sur lui-même, même si la seule question personnelle qu'il ait jamais posée à son directeur était aussi la seule à laquelle Harry le soupçonnait de n'avoir pas répondu honnêtement :
- Et vous, qu'est-ce que vous voyez quand vous regardez le miroir ?
- Moi ? Oh... Je me vois avec une bonne paire de chaussettes de laine à la main.
Après plusieurs minutes de réflexion, Harry déchira la nécrologie de la Gazette, le plia précautionneusement, et l'inséra dans le premier tome de Magie Défensive Pratique et ses Usages contre les forces du Mal. Puis il jeta le reste du journal dans le tas d'ordures et se retourna pour regarder la chambre. Elle était beaucoup mieux rangée. Les seules choses qui n'étaient pas à leur place étaient la Gazette du sorcier d'aujourd'hui, qui s'étalait toujours sur le lit, et au dessus, le morceau de miroir cassé.
Harry traversa la chambre, fit glisser le fragment de miroir de la Gazette d'aujourd'hui, et déplia le journal. Il avait à peine jeté un coup d'½il à la une quand il avait détaché le papier enroulé autour de la patte de la chouette qui le lui avait apporté tôt ce matin, avant de le jeter à côté de lui, après avoir constaté qu'il ne disait rien sur Voldemort. Harry était sûr que le Ministère faisait pression sur la Gazette pour supprimer toute nouvelle à propos de Voldemort. Donc, ce ne fut que maintenant qu'il vit ce qu'il avait manqué.
Sur la deuxième moitié de la première page, un titre un peu plus petit était affiché au dessus d'une photo de Dumbledore, faisant les cent pas et paraissant tourmenté :

DUMBLEDORE : ENFIN LA VERITE ?
En vente demain, l'histoire choquante du génie aux nombreux défauts que beaucoup considèrent comme le plus grand sorcier de sa génération. En balayant l'image populaire du sage serein à la longue barbe argentée, Rita Skeeter révèle son enfance tourmentée, sa jeunesse sans foi ni loi, les disputes qui durèrent toute sa vie, et les dangereux secrets que Dumbledore a emporté dans la tombe. POURQUOI l'homme destiné à devenir ministre de la Magie s'est contenté de rester un simple directeur ? QUEL était le véritable but de l'organisation connue sous le nom d'Ordre du Phénix ? COMMENT Dumbledore a-t-il réellement trouvé la mort ?
Les réponses à ces questions, ainsi qu'à beaucoup d'autres, sont explorées dans la nouvelle biographie explosive, La Vie et les Mensonges d'Albus Dumbledore, par Rita Skeeter, interviewée exclusivement par Berry Braithwaite, page 13.

Harry ouvrit violemment le journal et trouva la page 13. L'article était surmonté de la photo d'un autre visage connu : une femme aux lunettes incrustées de pierres précieuses, avec des cheveux blonds et bouclés de manière très élaborée, aux dents arborées en ce qui était clairement supposé être un sourire triomphant, qui agitait ses doigts vers lui. En faisant de son mieux pour ignorer cette image qui lui donnait la nausée, Harry se mit à lire :

En réalité, Rita Skeeter est bien plus chaleureuse et douce que pourrait le suggérer sa célèbre plume acérée. En me recevant dans l'entrée de sa maison douillette, elle me mène directement dans la cuisine pour une tasse de thé, une tranche de gâteau et, cela va sans dire, une vague des plus récents potins.
- Evidemment, Dumbledore est le rêve de tout biographe, dit Skeeter, une vie si longue et si remplie. Je suis sûr que mon livre sera le premier d'une très, très longue série.
Skeeter a certainement été très rapide. Son livre de neuf cents pages est sorti à peine quatre semaines après la mort mystérieuse de Dumbledore en juin. Je lui ai demandé comment elle arrivait à soutenir ce rythme effréné.
- Quand vous êtes journaliste depuis aussi longtemps que moi, travailler en temps limité est devenu naturel. Je savais que le monde magique réclamait une histoire complète, et je voulais être la première à répondre à ce besoin.
Lorsque je mentionne les remarques récentes et très médiatisées d'Elphias Doge, Conseilleur Spécial du Magenmagot, et ami de longue date d'Albus Dumbledore, comme quoi "le livre de Skeeter contient moins de faits avérés qu'une carte de Chocogrenouille ", elle redresse sa tête et se met à rire.
- Ce cher Dodgy ! Je me souviens l'avoir interviewer il y a quelques années à propos des droits des Etres de l'eau. Il était tellement gaga qu'il avait l'air de penser que nous nous trouvions au fond du lac Windermere : il n'arrêtait pas de me dire de faire attention aux truites.
Néanmoins les accusations de Doge d'inexactitude ont eu de nombreux échos. Skeeter a-t-elle l'impression que quatre petites semaines sont suffisantes pour se faire une image complète de la vie longue et extraordinaire d'Albus Dumbledore ?
- Oh, ma chère, sourit Skeeter en me tapotant le bout des doigts affectionnément, vous savez tout aussi bien que moi quelle quantité d'information peut être soutirée avec un gros sac de Gallions, un refus d'entendre le mot "non" et une bonne plume à papote acérée ! De toute façon, les gens faisaient la queue pour révéler les mauvaises choses de la vie de Dumbledore. Tout le monde ne le trouvait pas si merveilleux, vous savez, il a marché sur les pieds d'un nombre horriblement élevé de personnalités importantes. Mais ce vieux Dodgy Doge peut monter sur ses grands hippogriffes, parce que j'ai eu accès à une source pour laquelle la plupart des journalistes casseraient leur baguette, quelqu'un qui n'a jamais parlé en public avant, et qui était proche de Dumbledore pendant la période la plus turbulente et tourmentée de sa jeunesse.
Cet avant-goût de la biographie de Skeeter annonce probablement quelques chocs en magasin pour ceux qui croient que Dumbledore a mené une vie sans reproches. Je lui ai demandé quelles avaient été les plus grandes surprises qu'elle avait découvertes :
- Laissez tomber, Betty, je ne dirai rien des points clés du livre avant que quiconque l'ait acheté ! Rit Skeeter. Mais je peux vous promettre que si quelqu'un croit encore Dumbledore aussi blanc que sa barbe, il est bon pour un réveil brutal ! Disons seulement qu'aucun de ceux qui l'ont entendu s'enrager contre Vous-Savez-Qui n'aurait pu penser qu'il avait lui-même touché de près les forces du Mal dans sa jeunesse ! Et pour un sorcier qui a passé la fin de sa vie à plaider pour la tolérance, il n'était pas exactement aussi ouvert d'esprit quand il était plus jeune ! Oui, Albus Dumbledore a un passé extrêmement brumeux, sans parler de sa famille très louche, qu'il a travaillé si durement à garder silencieuse...
Je demandai si Skeeter faisait référence au frère d'Albus, Abelforth, dont l'arrestation par le Magenmagot pour usage abusif de la magie avait causé un scandale mineur quinze ans plus tôt.
- Oh, Abelforth n'est que la partie émergée de l'iceberg, rit Skeeter. Non, non, je parle de quelque chose de bien pire qu'un frère dont la passion est de tripoter des chèvres, pire encore qu'un père tueur de Moldus... De toute façon, Dumbledore n'aurait pas pu les empêcher de faire parler d'eux, puisqu'ils ont tous les deux été jugés par le Magenmagot. Non, c'est la mère et la fille qui m'ont intriguées, et creuser un peu a révélé tout un tas de saletés... Mais, comme je dis, vous devrez attendre de lire les chapitres neuf à douze du livre pour de plus amples détails. Tout ce que je puis dire maintenant est qu'il n'est pas étonnant que Dumbledore ait toujours refusé de parler des circonstances dans lesquelles son nez avait été cassé.
En oubliant son arbre généalogique, est-ce que Skeeter renie le génie qui a mené Dumbledore à faire de nombreuses découvertes ?
- Il était intelligent, admet-elle, même si beaucoup se demandent aujourd'hui s'il est juste de lui octroyer l'entière responsabilité pour ses réussites supposées. Comme je le révèle dans le chapitre 16, Igor Dillonsby soutient qu'il avait déjà trouvé huit usages du sang de dragon quand Dumbledore lui aurait "emprunté" ses notes.
Mais l'importance de certaines actions de Dumbledore ne peuvent, je suppose, être niées. Que pensez-vous de sa célèbre victoire sur le mage noir Grindelwald ?
- Ah, je suis content que vous ayez mentionné Grindelwald, dit Skeeter avec un sourire très attirant. J'ai bien peur que ceux qui croient les yeux fermés à la victoire spectaculaire de Dumbledore doivent s'attendre à une véritable bombe, ou peut-être à une Bombabouse. En fait cette affaire est très désagréable. Tout ce que je dirai, c'est ne soyez pas si sûr que le spectaculaire duel de légende a réellement eu lieu. Après avoir lu mon livre, les gens seront forcés de conclure que Grindelwald a seulement fait apparaître un drapeau blanc du bout de sa baguette et s'est rendu sans histoires !
Skeeter refuse d'en dire plus sur ce sujet intriguant, donc nous nous tournons plutôt vers la relation qui va sans doute fasciner les lecteurs plus que toute autre.
- Oh oui, dit Skeeter en hochant vivement la tête, j'ai consacré un chapitre entier uniquement pour la relation Potter-Dumbledore. On l'a souvent dite malsaine, parfois même sinistre. Encore une fois, vous, lecteurs, devrez acheter mon livre pour connaître toute l'histoire, mais on ne peut nier le fait que Dumbledore a eu dès le départ un intérêt contre nature pour Potter. Quant à savoir si c'était dans l'intérêt du garçon... Eh bien, nous verrons. C'est un secret connu de tous que Potter a eu une adolescence très troublée.
Je demande si Skeeter est toujours en contact avec Harry Potter, qu'elle a interviewé de manière notoire l'année passée : une percée dans laquelle Potter a tout raconté de sa conviction du retour de Vous-Savez-Qui.
- Oh oui, nous avons rapproché nos liens, dit Skeeter. Ce pauvre Potter a très peu de vrais amis, et nous nous sommes rencontrés lors d'un des évènements les plus difficiles de sa vie, le Tournoi des Trois Sorciers. Je fais sûrement partie des seules personnes encore vivantes qui peuvent dire qu'elles connaissent le vrai Harry Potter.
Ce qui nous amène finalement aux nombreuses rumeurs qui circulent toujours sur les dernières heures de Dumbledore. Skeeter pense-t-elle que Potter était là quand Dumbledore est mort ?
- Eh bien, je ne voudrais pas trop en dire, tout est dans le livre, mais des témoins oculaires dans le château de Poudlard ont vu Potter s'enfuir de la scène peu après que Dumbledore ai tombé, a sauté ou a été poussé. Potter a ensuite donné des preuves inculpant Rogue, un homme contre qui il a une rancune notoire. Tout est-il vraiment comme il le paraît ? C'est ce que la communauté magique devra décider, une fois qu'ils auront lu mon livre.
Sur cette remarque intrigante, je vous laisse. Il n'y a pas de doute que la plume de Skeeter à produit un futur best-seller. Pendant ce temps, la légion d'admirateurs de Dumbledore va probablement trembler avec ce qui va bientôt être révélé sur leur héros.

Harry arriva au bout de la page, mais continua à la fixer, le regard vide. La révulsion et la colère montaient en lui comme du vomi ; il roula en boule le journal et le jeta de toutes ses forces contre le mur où il rejoignit la montagne d'ordures autour de sa poubelle débordante.
Il commença à marcher de long en large dans sa chambre, vidant des tiroirs et ouvrant des livres avant des les remettre sur la même pile, à peine conscient de ce qu'il faisait, parce que des phrases au hasard de l'article sur Rita Skeeter résonnaient encore dans sa tête : « un chapitre entier uniquement pour la relation Potter-Dumbledore... », « On l'a souvent dite malsaine, parfois même sinistre... », «Il avait lui-même touché de près les forces du Mal dans sa jeunesse... », « j'ai eu accès à une source pour laquelle la plupart des journalistes casseraient leur baguette... »
- Que des mensonges ! Hurla Harry, avant de voir par la fenêtre son voisin, qui avait éteint sa tondeuse à gazon, le regarder nerveusement.
Harry s'assit lourdement sur son lit. Le morceau de miroir cassé s'éloigna de lui ; il le prit et le fit tourner entre ses doigts tout en réfléchissant à propos de Dumbledore et des mensonges que Skeeter propageait pour le diffamer...
Il y eu un éclair brillant de lumière bleue. Harry s'immobilisa, son doigt coupé glissant à nouveau sur le bord dentelé du miroir. Il l'avait imaginé, forcément. Il regarda par-dessus son épaule, mais le mur était d'une couleur pêche blafarde, choisie par la tante Pétunia : il n'y avait là rien de bleu que le miroir aurait pu refléter. Il scruta à nouveau le fragment de miroir encore une fois, mais ne vit rien d'autre que ses propres yeux d'un verre brillant qui le regardaient.
Il l'avait imaginé, il n'y avait pas d'autre explication possible ; imaginé, par qu'il était en train de pensé à son défunt directeur. Si quelque chose était certain, c'était que les yeux bleus et brillants de Dumbledore ne le perceraient jamais plus.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le vendredi 27 juillet 2007 09:23
Modifié le mardi 31 juillet 2007 13:29

chapitre 3 : le départ des dursley

Le claquement de la porte d'entrée résonna jusqu'en haut des escaliers et une voix hurla, « Ohé ! Toi ! »

Seize ans à être abordé de la sorte ne laissa nul doute à Harry que c'était son oncle qui l'appelait, néanmoins, il ne répondit pas immédiatement. Il regardait toujours fixement le morceau de miroir dans lequel, pendant une fraction de seconde, il avait cru apercevoir l'½il de Dumbledore. Ce ne fut que lorsque son oncle brailla « MON GARÇON ! », que Harry se leva lentement de son lit et se dirigea vers la porte de sa chambre, s'arrêtant un instant pour ajouter le morceau de miroir cassé dans son sac à dos rempli d'objets qu´il avait décidé d'emporter avec lui.

_ « Tu en as mis du temps ! » rugit Vernon Dursley quand Harry apparu en haut des escaliers, « Descends ici. J'ai 2 mots à te dire! »

Harry descendit, ses mains profondément enfouies dans les poches de son jean. Quand il atteignit le salon, il y trouva les trois Dursleys. Ils étaient en tenue de voyage ; l´oncle Vernon dans une veste fauve à fermeture éclair, la tante Pétunia dans un élégant manteau couleur saumon, et Dudley, le cousin grand, blond, musclé de Harry, dans une veste en cuir.

_ « Oui ? » demanda Harry.
_ « Assis ! » dit l´oncle Vernon. Harry fronça les sourcils. « S'il te plaît ! » ajouta l´oncle Vernon, grimaçant légèrement comme si ce mot était plus que tranchant dans sa gorge.

Harry s´assit. Il pensait déjà connaître ce qui suivrait. Son oncle commença à faire les cents pas, la tante Petunia et Dudley suivant ses mouvements avec anxiété. Finalement, son gros visage violet se crispa avec concentration. L´oncle Vernon s´arrêta en face de Harry et parla.

_ « J´ai changé d´avis », dit-il.
_ « Quelle surprise », dit Harry.
« Ne prend pas ce ton... » commença la tante Petunia avec une voix aiguë, mais Vernon Dursley lui fit signe de se taire.
_ « Ce n'est que du baratin », dit l´oncle Vernon, regardant Harry avec de petits yeux porcins. « J´ai décidé de ne pas croire un mot de tout ça. Nous restons ici, nous n'irons nulle part. »

Harry leva les yeux vers son oncle et senti un mélange d´exaspération et d´amusement. Vernon Dursley avait changé d´avis toutes les vingt-quatre heures durant les quatre dernières semaines, chargeant et déchargeant et rechargeant les bagages dans la voiture à chaque changement d'avis. Le moment préféré de Harry fut celui où l'oncle Vernon, ignorant que Dudley avait ajouté ses haltères dans sa valise depuis la dernière fois qu'elle avait été déchargé, avait essayé de la hisser dans le coffre et s´était effondré avec un cri de douleur et un paquet de jurons.

_ « D'après toi » , dit Vernon Dursley reprenant son va et vient à travers le salon, « nous - Pétunia, Dudley, et moi - sommes en danger. – A cause de, de... »
_ «Quelques gens de " mon espèce ", oui », dit Harry.
_ « Et bien, je n'y crois pas » , répéta l´oncle Vernon, s'arrêtant devant Harry une fois encore. « Je suis resté réveillée la moitié de la nuit, pensant à tous ça, et je crois que tout ceci n'est qu'un complot pour obtenir la maison. »
_ « La maison ? » répéta Harry. « Quelle maison ? »
_ « Cette maison ! » hurla oncle Vernon, la veine de son front commençant à palpiter. « Notre maison ! Les prix des logements sont montés en flèche dans les environs ! Tu veux nous voir hors de ton chemin et après tu feras un peu d´abracadabra et avant qu'on ne le sache, l'acte de propriété sera à ton nom et... »
_ « Tu as perdu la tête ? » demanda Harry. « Un complot pour avoir cette maison ? Es-tu réellement aussi stupide que tu y paraît ? ».
_ « Comment oses-tu...! » lança tante Pétunia en poussant de petits cris aigus, mais une fois encore l'oncle Vernon lui fit signe de se taire. Ces insultes lui paraissait dérisoire comparée au danger qu'il avait cru flairer.
_ « Au cas où vous l'auriez oublié », dit Harry, « j´ai déjà une maison que mon parrain m'a légué. Alors pourquoi est-ce que je voudrais de celle-ci ? Pour tous les bons souvenirs ? »

Il y eu un silence. Harry pensa qu´il avait plutôt bien impressionné son oncle avec cet argument.

_ « Tu prétends » , dit l´oncle Vernon, commençant à faire les cents pas une nouvelle fois, « que ce Lord machin... »
_ « Voldemort » , dit Harry en perdant patience, « et nous avons déjà parlé de tout ça une centaine de fois. Ce n´est pas une prétention, c'est un fait. Dumbledore vous l'a dit l'année dernière, ainsi que Kingsley et Mr. Weasley...»

Vernon Dursley haussa ses épaules violemment, et Harry devina que son oncle essayait de chasser les souvenirs de cette visite inattendue, quelques jours auparavant, pendant les vacances d´été de Harry, de deux sorciers d'âge mûr. L´arrivée de Kingsley Shacklebolt et d´Arthur Weasley sur le seuil de la porte avait été un choc déplaisant pour les Dursleys. Harry dû reconnaître, cependant, que comme Mr Weasley avait une fois démolit la moitié du salon, il ne fallait pas s'attendre à ce que sa réapparition enchante l'oncle Vernon.

_ « Kingsley et Mr. Weasley vous ont tout expliqué du mieux qu'ils pouvaient » , poursuivit Harry sans remords, « une fois que j´aurai dix-sept ans, le sort de protection qui me garde en sécurité sera rompu, et cela vous expose tout autant que moi. L´ordre est sûr que Voldemort vous prendra pour cible, afin de vous torturer pour essayer de découvrir où je suis, ou parce qu´il pense qu'en vous prenant en otage je viendrais et j'essayerais de vous sauver.

Les yeux de Harry et de oncle Vernon se croisèrent. Harry était sûr qu'en cet instant il se demandait tous les deux la même chose. Puis, l´oncle Vernon s'éloigna et Harry reprit.

_ « Vous devez vous cacher et l´ordre veut vous aider. Vous vous voyez offrir une sérieuse protection, la meilleure qui soit. »


L´oncle Vernon ne dit rien, mais continua de faire les cents pas. Dehors le soleil était descendu au dessus des haies fleuries de Privet Drive. La tondeuse à gazon du voisin calla de nouveau.

_« Je pensais qu' il y avait un ministère de la magie ? » demanda Vernon Dursley brusquement.
_ « Il y en a un » dit Harry, étonné.
_« Et bien, alors, pourquoi ne peuvent-ils pas nous protéger ? Il me semble, en tant qu'innocentes victimes, coupables de rien d'autre que d'héberger un homme marqué, nous devrions bénéficier de la protection du gouvernement ! »

Harry se mit à rire ; il ne put s'en empêcher. Il était tellement fréquent de la part de son oncle de remettre ses espoirs dans la fonction publique, même quand il s'agissait d'un monde qu´il méprise et dont il se méfit.

_ « Vous avez entendu ce que Mr. Weasley et Kingsley ont dit, » répondit Harry. « Nous pensons que le ministère a été infiltré. »

Oncle Vernon fit de grand pas vers la cheminée et revint; respirant si profondément que sa grande moustache noire ondula, son visage toujours violacé.

_« Très bien », dit-il, s'arrêtant devant Harry une fois encore. « Très bien, disons que, dans l'intérêt de cette dispute, nous acceptons cette protection. Je ne vois toujours pas pourquoi nous ne pouvons pas avoir ce Kingsley. »

Harry réussi avec difficulté, à ne pas rouler ses yeux. Cette question avait également été posée une demi-douzaine de fois.

_ « Comme je vous l'ai dit, » dit-il en serrant les dents, « Kingsley protège le mol... je veux dire, votre premier ministre. »
- « Exactement - c'est le meilleur ! » dit l'oncle Vernon, se dirigeant vers la télévision éteinte. Les Dursleys avaient repéré Kingsley pendant le journal télévisé, marchant discrètement à côté du premier ministre moldu pendant qu´il visitait un hôpital. Ceci, et le fait que Kingsley avait maîtrisé le talent de s´habiller comme un Moldu, pour ne pas mentionner un certain côté rassurant dans sa voix lente et profonde, faisaient se comporter les Dursleys avec Kingsley d´une manière dont-ils ne l´auraient certainement jamais fait avec aucun autre sorcier, bien qu´il était vrai qu´ils ne l'avaient jamais vu avec sa boucle d'oreille.

_ « Et bien, il est pris, » dit Harry. « Mais Hestia Jones et Dedalus Diggle sont plus que qualifié pour ce travail... »
_ « Si on avait pu voir les CV... » commença l'oncle Vernon, mais Harry perdit patience. Se levant, il avança vers son oncle, et pointa son doigt vers la télévision à son tour.
_ « Ces accidents ne sont pas des accidents – les crashs et les explosions et les déraillements et quoiqu'il se soit passé depuis les dernières informations que nous ayons vu. Des gens disparaissent et meurent, et il est derrière tout ça - Voldemort. Je vous l'ai dit encore et encore, il tue des Moldus pour s'amuser. Même le brouillard - il est provoqué par des détraqueurs, et si vous ne pouvez pas vous rappeler ce qu'ils sont, demandez à votre fils ! »

Dans un réflexe incontrôlé, Dudley couvrit sa bouche avec ses mains. Sous le regard de ses parents et de Harry, il les baissa lentement et demanda, « il y en a...plus encore ? »

_ « Plus ? Harry s'esclaffa. Plus que les deux qui nous ont attaqués, tu veux dire ? Bien sûr qu'il y en a plus, il y en a des centaines, peut-être même des milliers ces temps ci, sachant qu'ils se nourrissent de la peur et du désespoir... »
_ « Très bien, très bien, » marmonna Vernon Dursley. « Tu marques un point ... »
_ « J'espère bien, » dit Harry, « car une fois que j´aurais dix-sept ans, tous les mangemorts, les détraqueurs, peut-être même les Inferis, ce qui signifie des cadavres envoûtés par un mage noir, seront capable de vous trouver et vous attaqueront certainement. Et si vous vous rappelez la dernière fois où vous avez essayé de vous opposer à des sorciers, je pense vous conviendrez que vous avez besoin d´aide.

Il y eu un bref silence pendant lequel l´écho lointain de Hagrid fracassant une porte d'entrée en bois semblait se répercuter au travers des années. La tante Petunia regardait l'oncle Vernon ; Dudley regardait fixement Harry. Enfin oncle Vernon laissa échappé,
_ « Mais qu'en est-il de mon travail ? Qu'en est-il de l´école de Dudley ? Je ne pense pas que ce genre de chose importe a une bande de sorciers feignants... »
_ « Ne comprenez vous pas ? » hurla Harry. « Ils vous tortureront et vous tueront comme ils l'ont fait avec mes parents ! »
_ « Papa, » dit Dudley avec une grosse voix, « Papa - je vais avec ces personnes de l'ordre. »
_ « Dudley, » dit Harry, « pour la première fois de ta vie, tu dis quelque chose de censé. »

Il sut que la bataille était gagnée. Si Dudley était assez effrayé pour accepter l´aide de l´ordre, ses parents l´accompagneraient : Il était inconcevable d'être séparer de leur dudlynouchey. Harry jeta un coup d´oeil à l'horloge sur la cheminée.

_ « Ils seront là dans cinq minutes, » dit-il, et alors qu'aucun des Dursley ne répondit, il quitta la pièce. La perspective d'être séparé - probablement pour toujours - de sa tante, de son oncle, et de son cousin était une chose qu'il avait envisagé avec joie mais il flottait cependant une certaine gêne dans l'air. Que diriez-vous a quelqu'un au bout de seize ans d'aversion ?
De retour dans sa chambre, Harry farfouilla dans son sac à dos, puis pris deux noix pour hibou et les glissa à travers les barreaux de la cage d'Hedwige. Elles tombèrent dans le fond de la cage avec un bruit sourd où elle les ignora.

_ « Nous partons bientôt, très bientôt, » lui dit Harry . « Et alors tu pourras voler de nouveau. »

La sonnette retentit. Harry hésita, puis sortit de sa chambre pour rejoindre le rez-de-chaussée : C'était trop demander que de s´attendre à ce que Hestia et Dedalus s'en sortent seuls face au Dursleys.

_ « Harry Potter ! » glapit une voix excitée, au moment où Harry avait ouvert la porte ; un petit homme avec un chapeau mauve lui faisait une basse révérence. « Un honneur comme toujours ! »

_ « Merci, Dedalus, » dit Harry, accordant un petit sourire embarrassé vers la sombre chevelure d'Hestia. « C'est vraiment bien de votre part de faire ça... Ils sont part là, ma tante, mon oncle et mon cousin... »
_ « Bonjour à vous, les proches parents de Harry Potter ! » dit Dedalus d'un ton joyeux, en entrant dans le salon. Les Dursleys ne paraissaient pas ravis du tout d'être appelés de cette manière ; Harry s'était presque attendu à un nouveau changement d'avis de leur part. Dudley se resserra tout près de sa mère à la vue de la sorcière et du sorcier.
_ « Je vois que vos bagages sont fait et que vous êtes prêt à partir. Excellent ! Le plan, comme vous l'a expliqué Harry, est simple, » dit Dedalus, sortant une énorme montre de poche hors de son gilet et l´examinant. « Nous devons partir avant Harry. A cause du danger que cela implique d'utiliser la magie dans votre maison - Harry étant toujours mineur, cela pourrait donner au Ministère une excuse pour l´arrêter - nous devrons rouler disons pendant 20 kilomètres, avant de disparaître vers l´endroit sûr que nous avons choisi pour vous. Vous savez conduire, je présume ? » demanda-t-il poliment à l'oncle Vernon.
_ « Si je sais... ? Évidemment que je sais conduire ! » bredouilla l'oncle Vernon.
_ « Quelle intelligence, monsieur, quelle intelligence. Personnellement, je serais absolument déboussolé par tous ces boutons et manettes, » dit Dedalus. On avait clairement l'impression qu'il était en train de flatter Vernon Dursley, qui perdait visiblement confiance à chaque mot de Dedalus.
_ « Il ne peut même pas conduire, » marmonna-t-il dans sa barbe, sa moustache ondulant avec indignation, mais heureusement ni Dedalus ni Hestia ne sembla l´entendre.
_ « Toi, Harry, » continua Dedalus, « tu attendras ici l'arrivée de tes protecteurs. Il y a eu un petit changement dans l'organisation ... »
_ « Que voulez-vous dire ? » dit Harry immédiatement. « Je croyais que Fol-Oeil devait venir et me prendre par le transplanage d'escorte. »
_ « Il ne peut pas, » dit Hestia brièvement, « Fol-Oeil t'expliquera. »

Les Dursleys, qui avait tout écouté avec des regards de totale incompréhension sur leurs visages, sursautèrent lorsqu'une voix sonore s'écria, « dépêchez-vous ! » Harry regarda tout autour de la pièce avant de réaliser que la voix provenait de la montre de la poche de Dedalus.

_ « Tout est en ordre, nous avons un emploi du temps très serré, » dit Dedalus jetant un coup d'½il à sa montre et la remettant dans son gilet. « Nous essayons de synchroniser ton départ de la maison avec la disparition de ta famille, par conséquent, Harry au moment où le charme sera rompu, vous serez tous en sécurité. » Il se tourna vers les Dursleys, « très bien, sommes nous tous prêts à partir ? »

Aucun d'eux ne lui répondît. L'oncle Vernon regardait toujours fixement avec un air consterné, le renflement de la poche de Dedalus.

_ « Peut-être devrions-nous attendre dehors dans le hall, Dedalus, » murmura Hestia. Elle avait clairement sentit qu'il serait indiscret de leur part de rester dans la pièce pendant que Harry et les Dursleys échangeraient leur affection et leurs adieux déchirants.
_ « Ce n'est pas la peine, » murmura Harry, mais l'oncle Vernon rendu toute autre explication inutile en disant bruyamment, « Et bien, ce sont donc des adieux, mon garçon. »

Il leva son bras droit pour serrer la main de Harry, mais au dernier moment, il sembla incapable de lui faire face, et ferma simplement son poing le balançant d'avant en arrière comme un métronome.

_ « Prêt, Diddy ? » demanda la tante Petunia, examinant de manière confuse la anse de son sac à main afin d´éviter d'avoir à regarder Harry.

Dudley ne répondit pas, mais resta figé, sa bouche légèrement entrouverte, rappelant à Harry le géant, Graup.

_ « Allez, viens ici, » dit l'oncle Vernon.

Il avait déjà atteint la porte du salon quand Dudley marmonna, « je ne comprends pas. »

_ « Qu'est ce que tu ne comprends pas, Dudy chéri ? » demanda pétunia levant les yeux vers son fils.

Dudley leva sa grande main, telle un jambon pour la pointer vers Harry.

_ « Pourquoi ne vient-il pas avec nous ? »

L'oncle Vernon et la tante Petunia se figèrent sur place regardant fixement Dudley comme s´il venait juste d'exprimé le désir de devenir une ballerine.

_ « Quoi ? » dit l'oncle Vernon d'une grosse voix.
_ « Pourquoi ne vient-il pas aussi ? » demanda Dudley.
_ « Et bien, il ....il ne le veut pas, » dit l'oncle Vernon, regardant Harry avec insistance et ajoutant, « tu ne le veux pas n'est-ce pas ? »
_ « Pas le moins du monde, » dit Harry.
_ « Tu vois bien, » dit l'oncle Vernon à Dudley. « Maintenant viens, nous devons partir. »

Il sortit de la pièce. Ils entendirent la porte d'entrée s'ouvrir, mais Dudley ne bougea pas et après quelque pas hésitant la tante Petunia s'arrêta aussi.

_ « Qu'est ce qu'il y a maintenant ? » aboya l'oncle Vernon, réapparaissant sur le pas de la porte.

Il semblait que Dudley essayait de lutter avec des idées trop difficiles à exprimer avec des mots. Après plusieurs minutes de lutte interne apparemment douloureuse il dit, « mais où va-t-il aller ? »

La tante Petunia et l'oncle Vernon se regardèrent. Il était clair que Dudley les effrayait. Hestia Jones rompit le silence.

_ « Mais... vous savez sûrement où va votre neveu ? » demanda-t-elle, l'air abasourdi.
_ « Bien sûr que nous le savons, » dit Vernon Dursley. « Il s'en va avec des gens de votre espèce, n´est-ce pas ? Bien, Dudley, va dans la voiture, tu a entendu le monsieur, nous sommes pressées. »

Une fois encore, Vernon Dursley marcha jusqu'à la porte d'entrée, mais Dudley ne suivit pas.

_ « Partir avec des gens de " notre espèce " ? » Hestia sembla outragée. Harry avait déjà été confronté à cet état d'esprit auparavant : de sorcières et de sorciers qui semblait étonné que ses plus proches parents toujours vivant aient si peu d'intérêt pour le célèbre Harry Potter.
_ « Ça va, » la rassura Harry. « Ça n'a pas d'importance, honnêtement. »
_ « Pas d'importance ? » répéta Hestia, sa voix s'élevant considérablement. « Ces personnes ne réalisent-elles ce que tu as traversé ? Dans quel danger tu es ? Le symbole que tu représentes au sein du mouvement anti-Voldemort ? »
_ « Heu - non, ils ne savent pas, » dit Harry. « Ils pensent je suis une perte de temps, mais j'ai l'habitude... »

_ « Je ne pense pas que tu es une perte de temps. » Si Harry n´avait pas vu le mouvement des lèvres de Dudley, il ne l'aurait pas cru. Il regarda Dudley pendant plusieurs secondes avant d´accepter le fait que c'était son cousin qui avait parlé ; de ce fait, Dudley rougit. Harry était embarrassé et étonné lui même.

_ « Bien... heu... merci, Dudley. »

Une fois encore, Dudley sembla lutter avec ses pensées trop compliquées à exprimer avant de marmonner, « Tu m'as sauvé la vie. »

_ « Pas vraiment, » dit Harry. « C'était ton âme que les détraqueurs aurait pris. »

Il regarda curieusement son cousin. Ils n´avaient eu pratiquement aucun contact durant cet été, de toute manière Harry revenait à Privet Drive si brièvement et s'enfermait dans sa chambre la plupart du temps. Ce fut alors, que Harry comprit que la tasse de thé froid sur laquelle il avait marché le matin même n'avait peut être pas été un piège du tout. Bien que plutôt touché, il fut cependant soulagé que Dudley ait l'air d'avoir épuiser sa capacité à exprimer ses sentiments. Après avoir ouvert sa bouche une fois ou deux fois plus, Dudley écarlate garda le silence .
La tante Petunia éclatât en sanglots. Hestia Jones lui jeta un regard flatteur qui se changea en outrage lorsque la tante Petunia s'empressa d'aller embrasser Dudley au lieu de Harry.

_ « S-si gentil, mon Dudlynouchet... » sanglota-elle contre sa poitrine imposante, « un...un garçon s... si adorable... remerciant... »
_ « Mais il n´a pas dit merci du tout ! » s'indigna Hestia . « Il a seulement dit qu'il ne pensait pas que Harry était une perte de temps! »
_ « Ouais, mais venant de Dudley c'est comme un " je t´aime, "» dit Harry, partagé entre l´embarras et un désir de rire alors que la tante Pétunia continuait de serrer Dudley comme s'il venait juste de sauver Harry d'un bâtiment en feu.
_ « Est-ce qu'on y va ou non ? » rugit l'oncle Vernon, réapparaissant encore une fois à la porte du salon. « Je croyais que nous avions un emploi du temps serré ! »
_ « Oui - oui, nous partons, » dit Dedalus Diggle, qui avait observé ces échanges avec stupeur et qui semblait maintenant se reprendre. « Nous devons vraiment y aller. Harry... »
Il s'avança et serra la main de Harry avec ses deux mains.
_ « Bonne chance. J´espère que nous nous reverrons. Les espoirs du monde de la Magie reposent sur tes épaules. »
_ « Oh, dit Harry, bien. Merci. »
_ « Au revoir, Harry, » dit Hestia serrant elle aussi sa main. « Nos pensées t'accompagnent. »
_ « J'espère que tout ira bien, » dit Harry jetant un coup d'½il vers la tante Pétunia et Dudley. »
_ « Oh je suis sûr que nous finiront par devenir les meilleurs amis du monde, » répondit Diggle, agitant son chapeau alors qu'il quittait la pièce. Hestia le suivi.

Dudley se libéra doucement des griffes de sa mère et s'avança vers Harry, qui dû réprimer l'envie de le menacer avec de la magie. Puis Dudley lui tendit sa grosse main rose.

_ « Mince alors, Dudley, » dit Harry alors que Tante Pétunia ravalait ses sanglots, « les détraqueurs auraient-ils insufflé une personnalité différente en toi? »
_ « Je ne sais pas, » marmonna Dudley, « A bientôt, Harry. »
_ « Ouais... » dit Harry, prenant la main de Dudley pour la serrer. « Peut-être. Fais attention à toi, Big D. »

Dudley faillit sourire, puis quitta la pièce. Harry entendit ses pas lourds sur l'allée couverte de graviers, puis une porte de voiture claqua.
La tante Pétunia dont le visage se cachait derrière son mouchoir regarda autour d'elle, après le bruit. Elle ne s'était pas attendu à se retrouver seule avec Harry. Rangeant précipitamment son mouchoir humide dans sa poche, elle dit :
_ « Bon... au revoir » et se dirigea vers la porte sans même le regarder.
_ « Au revoir » dit Harry.

Elle s'arrêta et regarda en arrière. Pendant un moment Harry eu l'impression étrange qu´elle voulait lui dire quelque chose ; Elle lui jeta un regard curieux et tremblant, et sembla sur le point de parler, mais ensuite, avec un petit mouvement brusque de la tête, elle s'empressa de sortir de la pièce après son mari et son fils.
# Posté le vendredi 27 juillet 2007 09:24
Modifié le mercredi 01 août 2007 14:06

dann

la suite pour bintôt^^
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le vendredi 27 juillet 2007 09:25